
J’ai acheté mon Omega
Railmaster par hasard.
Je voulais une Submariner.
Enfin, la vérité est que je commençais à peine à m’intéresser aux montres ; mais le fait est que c’est bien la sub qui m’y avait amené.
Quoi qu’il en soit, puisque les montres commençaient à m’intéresser… je m’y intéressais, activement, particulièrement sur le net. C’est donc sur le net que je suis tombé sur… la RAIL !
Ci-dessous, la photo qui me l'a faite découvrir.

Je me suis dit
Popopopo... il y a des mecs qui ont vraiment des montres sympas.
Toutefois, celle de la photo ayant visiblement déjà un peu vécu, je n’ai pas pensé sur le coup qu’il pouvait s’agir d’un modèle encore en vente.
Et pourtant si. De première main, de seconde main, on en trouve.
Voici la mienne :

Il reste que la
Rail est bien un modèle ancien ainsi qu’on va le rappeler plus bas.
Mais tenons-nous en pour l’instant à ce que l’on peut apprendre rien qu’en la regardant.
- La Rail (on le découvre en la retournant) appartient à la grande famille des
Seamaster. Elle résiste à l’eau, en effet ; et plutôt bien, comme on n'a pas oublié de l'indiquer sur le cadran :

Mais, avec deux ou trois autres modèles, elle est du genre des
Aqua Terra, puisqu’aussi bien elle n’a rien d’une spécifique plongeuse (dans le cas contraire elle serait une Aqua-aqua ;^) :

Et, si elle est du genre
Aqua Terra donc, elle n’en est pas moins d’une espèce particulière, de l’espèce…
Railmaster.

La première Railmaster est sortie en 1957, pour rester au catalogue jusqu’en 1963.
Here it is (rétro non ?) :

Aux côtés de la Seamaster purement plongeuse et de la Speedmaster (sortie la même année sauf erreur de ma part), la Rail était la troisième montre technique de chez Omega.
La Railmaster était supposée être la montre des ingénieurs et autres personnes ayant à travailler à proximité de champs magnétiques. On apprend (en lisant
Serge par exemple, sur le joli site
Watch Gallery) que la Railmaster, grâce à une double boîte, devait résister à des champs magnétiques d'environ 1000 Gauss (ce qui vous rappelle quelque chose : la Rolex du même nom et l’IWC ingénieur).
Bon, c’était sans doute vrai à l’origine. Peu importe, la mienne ne croise pas trop de champs magnétiques. Comme d’autres sur le forum, c’est plutôt à l’appui de commentaires du Code civil qu’elle s’active, ça et là, même si ce n’est pas forcément au Vietnam.
- D’apparence, la montre est sobre. C’est du classique on dira. Si vous devez enfiler tous les matins un costume pour aller bosser ça collera.
Le cadran noir et mate, les index peints et la présence de chiffres en font pourtant une montre sport, je trouve, et même une montre typé militaire.

Oui, c’est quand même un peu différent du modèle 1957.
Par la taille déjà.
39.2 mm, c’est son diamètre actuel sans la couronne. L’Explorer I fait montre de gamin à côté (pardon à ceux qui l’adorent).
39.2mm c’est l’équivalent d’une Submariner… à ceci près que la Rail n’a pas de lunette, que son cadran a donc une surface pas mal plus importante, ce qui contribue à en faire une montre plutôt grande (de fait, Omega a fait le choix de ne plus distribuer la Railmaster en 41mm, même s’il existe toujours – y compris en France ? – une version 49mm)(pour ceux qui hésitent entre une Rail et une Panerai
Pam 243).
Les anses trois facettes (brossé, poli, brossé) sont les cornes habituelles Omega. La Seamaster 300, la Seamaster pro, la PO et la Speed ont les mêmes.

La couronne est pourvue de petites stries qui font que nos gros doigts ne ripent pas quand on manipule (brevet Omega).
Voyez vous-mêmes :

Le verre est légèrement bombé. Est-ce ici que j’ai lu qu’on ne pouvait obtenir ce résultat avec un verre saphir que par polissage d’un verre plat au départ ?
En tout cas il contribue à arrondir le tout et à élargir encore le cadran.
Par ailleurs il est d’une foutue résistance aux rayures.

J’ai aussi un sacré faible pour les aiguilles. Elles font en outre avec les index quelque chose de cohérent. On n’est pas dans le n’importe quoi. Et la finition de tout cela est impressionnante.


J’aime particulièrement l’aiguille des secondes en forme de goutte, même si ce n’est pas la plus originale des trois.

La nuit ça brille quand j’dors.

Le soir ça brille encore plus quand je vais embrasser les enfants (effet garanti).
Le fond était à l’origine gravé du même hippocampe que les Seamaster plongeuses.
Ce n’est plus le cas. Désormais il n’y a plus de fond. Ou plus exactement on voit à travers le fond.
Mais j’avoue que je ne vais pas regarder souvent de ce côté (ça donne le vertige

).
A l’intérieur (en effet) c’est sérieux.

Le Co-Axial 2403 qui bat dans la Rail est un mouvement chronomètre à remontage automatique. Stop secondes. Remontage manuel possible.
Le Co-Axial 2403 équipe d’autres montres, comme la
Seamaster XXIX Limited Edition par exemple, produite récemment (88 exemplaires) pour célébrer les 29e jeux, ceux de Pékin (Omega était chronométreur officiel des épreuves, pour la… 23e fois), ou encore la
De Ville 44mm Red Gold limited.
Sur un autre site jff66 explique :
«
La Railmaster Aqua Terra est équipée du calibre 2403A, soit un 2500B amputé de la date.
La mienne qui date de 2004 possède ce mouvement qui tourne donc à 28800A/h. J'en suis très satisfait.
Si l'on s'en réfère au site Omega ce calibre est toujours présent dans la Railmaster.
Conclusion, contrairemement aux autres Seamaster AT montées avec un 2500C à 25200A/h, la Railmaster continue à tourner à 28800A/h.
Normal pour un Maitre du Rail! »
Mais le fait est qu’une discussion s’en est suivie.
Au fait, un bracelet métal (pas aussi réussi qu’un Oyster)(mais peut-on rivaliser ?) est possible (mais curieusement je ne reconnais plus la Rail ainsi équipée, alors qu’une Sub reste une Sub avec un bracelet cuir).

(La photo n'est pas de moi)
- CCL. Une montre qui déboule direct des années 60 et qui a tiré un immense profit des petites évolutions qu’elle a connues. Elle est à la fois simple et parfaitement unique, je trouve (amha !).


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