La revolución del buceo (épisode 2, un peu fleuve)
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La revolución del buceo (épisode 2, un peu fleuve)
Je savais que c’était pour 2011, mais je ne savais encore exactement quand. Depuis août dernier lors de notre stage d’assistant instructeur PADI avec Jean-Michel, je me rendais bien compte que cette étape n’était que provisoire et que mon projet initial était bien de compléter l’ensemble du cours instructeur qui me permettrait d’être présenté à l’examen final.
Mais de quoi s’agit-il au juste? un stage commando? allait-on devoir sauter d’un hélicoptère tout équipé en plongeur? remonter rageusement un noyé de -50m? Eh bien non, rien de tout cela, il s’agit juste de satisfaire à l’ensemble des critères faisant de soi un enseignant de plongée sous marine utilisant au mieux l’ensemble du système PADI : la Professional Association of Diving Instructors qui compte 130 000 membres pro dans le monde dans plus de 180 pays et plus de 5800 centres de plongée.
Vous pouvez à juste raison vous demander aussi ce qu’est le «système PADI»? le système PADI est ensemble de cours de plongée sous-marine de la découverte à la formation de ses cadres professionnels. Tous les cours sont étalonnés de façon à assurer un apprentissage par la pratique, la répétition et l’amusement dans un cadre de sécurité maximum. C’est à l’instructeur qui appartient d’appliquer et de s’adapter aux conditions locales de plongées pour en assurer le bénéfice aux élèves.
C’est aussi un cadre de protection juridique : si le système d’enseignement PADI est mis en cause, ce sera l’affaire de PADI et de ses avocats. PADI applique un système de gestion de la qualité qui permet de savoir si oui ou non l’application de ses standards par ses instructeurs est, ou était, conforme suite à un incident. Il ne s’agit donc pas de réinventer le principe de la roue en matière d’enseignement et de pédagogie mais d’obtenir une sorte de «permis de conduire» pour enseigner la plongée dans un cadre très précis. La formation porte donc sur la connaissance et l’application du système pédagogique, en salle (enseignement normatif et prescriptif), avant la plongée (briefing), sous l’eau en milieu protégé (piscine), en milieu naturel, après la plongée (débriefing).
La formation est dispensée par les course directors (les formateurs de formateurs) PADI et ses assistants (IDC staff) sur l’ensemble de la session Instructor Development Course (IDC). Pour cette formation il faut compter 10 à 12 jours avec la formation obligatoire d’instructeur de secourisme. Elle peut être scindée en 2 deux : la partie Assistant Instructor (AI) et Open Water Scuba Instructor (OWSI) pour les candidats que cela arrangerait. La formation est ouverte aux divemaster PADI ou titre reconnu équivalent.
Toutes les formations IDC sont calées sur des dates officielles d’examens organisés selon un calendrier publié par PADI chaque année pour sa zone de compétence (PADI Europe ici). Philippe notre CD, m’avait tenu au courant des stages qu’il assurerait en 2011 sous réserve qu’il y ait des candidats. En février, l’IDC était calé sur l’examen organisé à Aiguablava en Espagne les 18 et 19 février sous couvert du centre de plongée de Jose Luis (CD PADI) : Gym Sub, un centre «5-star IDC» PADI autorisé à organiser les stages et examens ( http://www.gymsub.com/instructor.htm ). Du coté français, l’IDC conduit par Philippe serait organisé à Toulouse dans un autre centre «5-star IDC» : l’Argonaute de Jean-Sebastien ( http://www.plongee-toulouse.com/ ).
Le salon de la plongée à Paris en janvier fut l’occasion de prendre des décisions : le plus tôt sera le mieux et se sera donc en février!. Pourquoi le plus tôt le mieux? Parce que je suis «dedans» et le temps passant la préparation physique et morale s’émousse. Etant dejà AI, il s’agit pour moi de rejoindre le stage en cours de route au niveau OWSI soit 5-6 jours après le début de l’IDC soit le 11 février et j’aurais moins de temps pour me rephaser en condition d’examen. Au salon, Philippe et Jean-Sebastien sont OK et confiants sur l’organisation du stage à Toulouse, je le suis aussi. L’affaire est faite.
Le système PADI nous enseigne que on apprend jamais aussi bien que lorsqu’on est prêt physiquement et mentalement. J’ai donc juste employé mon temps libre au mieux sur ces deux volets en piscine et en révisant toute la théorie de la plongée que j’avais travaillé lors de ma formation divemaster (il n’y a rien de plus au niveau instructeur). En janvier Philippe m’avait passé à St Raphaël les matériels d’auto-formation à faire de mon coté avant le stage pour gagner du temps. Il est décidé à passer sur la nouvelle formule de l’IDC dès ce stage avec un manuel de l’instructeur et un guide d’enseignements totalement remanié en 2010. En juillet prochain, ce sera le seul support officiel. Beaucoup plus concis, les documents de travail se manipule beaucoup plus facilement et Philippe anticipe un taux de réussite beaucoup plus important qu’avant. La cause principal d’échec à l’examen était en effet essentiellement sur l’examen des standards et la manipulation des 1200 pages du manuel de l’instructeur.
Au jour dit, je charge la voiture de mon matériel de plongée (version enseignement), tous mes supports pédagogiques dans la caisse bleue, le MacBook, et c’est parti. J’arrive à l’Argonaute à Toulouse (Ramonville) en milieu d’après midi. Philippe et les 3 autres stagiaires sont encore au Cap d’Agde pour la fin des enseignements AI en milieu naturel. Je les retrouve deux heures plus tard à l’Argonaute où ils passent leur examen AI. Fanny est déjà BESS1 depuis 2 ou 3ans, Claude est prof. d’EPS à la Réunion et Yann est stagiaire N4, stagiaire MF1, specialiste d’optique. Je vois tout de suite que cela va être une excellente équipe.
Comme le veut la tradition (qui sera aussi celle de l’examen final), Philippe me fait tirer au sort mes exercices à préparer pour les jours suivants : enseignement prescriptif, enseignement en milieu protégé, enseignement en milieu naturel. On dispose d’une salle juste sur le bord de la fosse de plongée 15m de l’Argonaute, les vestiaires et douches, un magnifique bar attenant à la fosse (café à volonté) avec vidéo en direct de la fosse et l’accès au magasin (à ses heures d’ouverture) impressionnant de l’Argonaute et tout son staff. On déjeunera tous les jours au bons soins du staff de l’Argonaute pour une somme très modique.



Crédit photos à l'Argonaute, Toulouse
Le rythme du stage est traditionnellement très intense et sans aucun temps mort. C’est du 7h30 (petit déj. au bar de l'Argonaute) - 20h, diner à Flunch et retour à l’hôtel pour y travailler sur les leçons du lendemain jusqu’à minuit. Je retrouve assez vite l’ambiance de notre stage AI en août, l’aspect vacances et soleil du Var en moins. La perspective de l’exam final est dans toutes les têtes mais Philippe connait parfaitement son boulot et l’art de jouer du chaud et du froid. On s’habitue à être observer, évalué, noté, critiqué, se critiquer, et s’améliorer. Les critères d’évaluations nous sont parfaitement connus puisqu’on a les grilles d’évaluation des CD et des examinateurs. Il est donc facile de savoir pourquoi on récolte telle ou telle note dans nos exercices.
Les exercices? Eh oui il faut pouvoir démontrer les 20 exercices de bases demandé au niveau Open Water Diver selon les canons PADI plus un certain nombre d’autre: enlever-remettre son masque, capelé-decapelé en surface, au fond, lacher-reprise d’embout, panne d’aire, descentes, remontées, etc. La moins bonne note est pour l’exécution «comme un plongeur». Il faut faire ces démos parfaitement, lentement, en exagérant les gestes et en insistant sur les différentes phases. Détecter chez les «élèves» (les autres stagiaires) les erreurs, les corriger et faire du «renforcement positif» sous l’eau puis au débriefing . Pour les briefing, il faut impérativement respecter : présentation de l’équipe d’enseignants (un instructeur un assistant) : objectifs des exercices, valeurs des ces exercices, description, signes utilisés sous l’eau, description de l’exercice et recommandations pour éviter les problèmes, organisation de la classe, et les questions. Au débriefing : renforcer positivement les élèves en disant ce qu’il ont bien fait, énumérer les petits problèmes et donner des solutions pour s’en souvenir, rappeler les objectifs et faire le lien d’application pour la suite. Philippe ne laisse rien passer...
Pour l’enseignement, c’est pareil on utilise de plus les supports d’enseignement prescriptif PADI parfaitement faits (présentation PowerPoint) incluant parfois des videos ou autres support audio-visuel plus les manuels ou tout autres moyens PADI du programme. L’interaction et la participation des élèves est cruciale, ainsi que l’ouverture à la vente de formation, de matériel, de voyages (ben oui on est là pour gagner notre vie aussi ...). Il faut simplement rentrer dans le jeu.
En milieu naturel nous devons aller au Cap d’Agde une journée. Départ à 6h30 de Toulouse, il faut compter 2h de route. Tout le monde est en étanche. L’eau est à 9°C car dans ce coin on ne bénéficie pas de remontée d’eau profonde (toujours à 12-13°C en Méditerranée). Surtout que la mer un peu formée nous oblige à plonger dans le port au bout des pontons flottants. On restera une heure et demie le temps de faire nos exercices dans la vase et de faire à la fin comme après chaque séance dans l’eau, la répétition de l’exercice 7 du programme Rescue PADI : assistance d’un plongeur inconscient en surface avec remorquage, insufflations (bouche à bouche ou avec un masque spécifique «Pocket Mask» toutes les 5s en déséquipant le plongeur et en se déséquipant. Il n’y a pas de temps imposé il faut seulement ne rien oublier de la séquence. Ce sera «fait/ non fait» à l’exam.

Le Cap d'Agde
La note de «1» (=»violation de standard» PADI) en milieu naturel est éliminatoire à l’examen sans rattrapage possible. S’en choper une (ce ne sera pas mon cas) fait réfléchir beaucoup et peut être très salutaire ... Pas de rattrapage possible non plus à l’exam écrit sur les standards d’enseignement (épreuve à livre ouvert, 50 questions).
On rentre à Toulouse vers 17h pour faire notre contrôle écrit sur la théorie de la plongée. Le matériel n’a guère de temps de chômer et en voit de rude. Le rythme du stage continue ainsi deux ou trois jours. La veille de l’examen en Espagne on fait un examen blanc sur les standards de 100 questions volontairement un peu tordues pour provoquer les questions. On est tous plus ou moins recalés. S’en suit une longue discussion sur les erreurs. On finira dans le minibus de Philippe en route pour l’Espagne sous une pluie battante et 5°C en arrivant à l’Estartit, aussi mort que le bouvelard de l’océan à la Baule un mois de février ... L’hôtel semble n’être ouvert que pour nous 5.
Au petit matin, levé avant les autres je descend faire un tour jusqu’à la plage à 50m. Un petit vent du nord à balayé la pluie et il fait un temps magnifique, on annonce 15°C dans la journée. Les îles Medes en face sont magnifiques dans le soleilqui se lève juste derrière. Il faudra que je revienne plonger ici un jour. L’Estartit n’est habité que par les goélands et moi en proie aux idées fixes focalisées sur l’examen...

LEs îles Médes à l'Estartit, photo Michel Pakiel concarneau.plongee.free.fr
La French Team arrive vers 9h à l’hôtel Parador (****) à Aiguablava, un site magnifique au dessus d’une sorte de calanque de roche rose de la Costa Brava. On débarque avec armes et bagages avec tous nos manuels, calculettes, gommes et crayons. On nous ouvre la salle de conférence qui servira de salle d’examen. Table, verres, eau minérale, nappes en tissus bleu. On prend possession des lieux et des prises électriques pour les PC. La Spanish Team nous rejoint avec Micky notre examinateur PADI qui sera assisté d’autres CD dont Jose Luis. Il commence par essayer de nous détendre et nous rassurer avec un certain succès. Le programme complet nous est donné et on tire au sort nos sujets pour les deux jours. Je suis le N°3. Je découvre mes «figures imposées» : enlever et remettre le masque + panne d’air rescue (milieu naturel), panne d’air (décidement) Open water en mileu protégé. Bien!

Le Parador Aiguablava
On commencera ce vendredi par l’écrit : 1h30 pour la théorie, 1h30 pour les standards. J'ai fini en avance la 1ère épreuve et de la salle d'exam je vois la calanque magnifique en attendant...

(crédit photo inconnu)
Corrections dans la foulée : çà passe haut la main et de même plus ou moins pour les autres candidats. Ouf! A peine le temps de s’en remettre que c’est l’enseignement en milieu naturel dans la calanque en face de l’hôtel. On avale des pâtes au saumon qu’on a réussi à se faire servir dans un des rares restaurants ouverts tout en préparant nos briefing et débriefing et en anticipant les problèmes courants que nous aurons forcément puisque demandé discrètement par Micky aux «élèves» de la French Team.

Le petit port d'Aiguablava en été (crédit photo inconnu)
Pendant qu’on passe sur le grill sous l’eau (!), la Spanish Team fait l’exercice 7 du rescue en surface sous l’oeil de Jose Luis et Philippe. Pas trop de qui pro quo sous l’eau de notre coté, mais je suis inquiet pour Yann qui fait sa figure imposée (remontée d’urgence contrôlée sur panne d’air) trop loin du bout de descente. Aie, aie, aie, çà sent la violation de standard et la note redoutée de «1». L’exercice (la descente en 5 points) de Claude était aussi un peu en vrac.
Echange d’équipe pour Micky et à notre tour la démo du rescue. «Plongeur, plongeur !» doit on dire à la victime inconsciente en surface qui dérive le visage dans l’eau. On a dejà le pocket mask enroulé au poignet droit et on a viré les inflateurs d’étanche et les embouts de secours pendouillent. Ca sera toujours çà de moins à defaire. Je le retourne calmement. Je gonfle sa stab, je gonfle la mienne, j’enlève delicatement son embout de sa bouche, puis son masque puis le mien. Extension des voies respiratoires, contrôle de la respiration pendant 10s (penser à écarter ma cagoule pour écouter). Pas de respiration, alerte, on vire les plombs, je vire les miens. Pocket mask sur le visage de la victime, on le positionne des deux mains, doigts sur le menton, pouces de part en d’autre du nez , deux insufflations. «Et un, et deux, et trois, et quatre ... insufflation. Et un, et deux, et trois, et quatre, insufflation ...» Chaque 4s je défais un truc de l’équipement, pas plus entre deux insufflations en maintenant la main droite sous la nuque et en progressant vers le rivage. Je maintiens la victime sur sa stab ouverte en en virant mon équipement et je fini par la sienne. C’est bon! Coupez, elle est bonne.
On se déshabille à toute pompes sur le petit port et on file au a Gym Sub pour présenter nos débriefing de nos exercices. La note de «1» tombe comme une fatalité pour Yann et sa remontée trop loin du bout. Micky l’explique avec tact. Il n’aura peut être que cette épreuve à repasser à une autre session si demain est bon.
La soirée à l'Estartit passe à préparer les briefing/débriefing/démos de demain à la piscine puis le cours après. On fini vers 11h pour dormir en essayer de penser à autre choses. A 8h le lendemain on est sur le trottoir de la piscine municipale ouverte au public en ce samedi matin. On rentre les blocs tout monté rapidement par une porte technique donnant sur le bassin. On passe les briefing en condition d’examen puis tout le monde en tenue et à l’eau dans la ligne d’eau N°3, louée pour la circonstance.
Micky reste en surface au tuba avec sa plaquette d’évaluation. On passe d’abord les 5 démos imposées communes (décapelé et recapelé en surface, enlever et remettre son masque, récuperation d’embout, ludion dans 2m d’eau, et simulation de remontée d’urgence à l’horizontale sur 9m). Ensuite nos exercices individuels avec élèves et assistant. Claude se mélange les pinceaux et ne capte pas la transition des exercices ce qui lui vaut une explication en surface mais çà passe. Un candidat de la Spanish Team, oublie de faire sa démo à la fin («1») et doit préparer son sujet de rattrapage. On a plus sa tête.
La course continue, les blocs sont ressortis et le débriefing soumis à évaluation d’examen est exécuté sur le trottoir à nouveau. A midi c’est plié et il faut filer à l’épreuve d’enseignement en salle. On laisse la Spanish Team commencer car ils sont plus habitués à manger tard (...) et on rentre en force dans un bistrot commander un sandwich Jamón y Queso et une cerveza de barril.
Retour à l’hôtel Parador en essayant de ne pas arriver la tronche trop allumée sortant du bistrot ... On sort nos notes et nos accessoires préparés de la veille et c‘est parti. Pas de problème pour personne sauf quelques oublis mais rien de grave. Pas de rattrapage utile. On peut passer la «graduation» que Micky fait soft et claire. Pour les reçus : bien attendre le courrier officiel de PADI pour commencer à enseigner. Yann devra repasser que l’épreuve en mileiu naturel sans doute à Cannes en mars. Ca devrait aller tout seul mais zut. On sacrifie à la traditionnelle photos des lauréat sur la terrasse sur Parador avant de remettre le cap sur Toulouse ou Jean-Sebastien nous attend avec le champagne à l’Argonaute et l’insigne de l’instructeur PADI qu’il nous offre au bar.
Le soir du 19 février, le matériel chargé dans l’auto à l’hôtel, je fais un peu le bilan dans ma tête de cette semaine dans un monde parallèle sans aucun temps mort. Cette expérience m’a rajeuni de plus de 30 ans comme à l’issue de mes diplômes à l’université. Comme un petit sentiment d’accomplissement, le calme d’une petite victoire sur soi même, que les choses se soient bien enchainées le jour dit à l’heure dite grâce à soi sans doute, mais surtout à des choix justes des personnes à qui ont a remis sa confiance.
Si vous décidiez de franchir ce pas, je ne peux que vous recommander les personnes et les adresses citées : ils ne sont pas 5-étoiles pour rien !
Mais de quoi s’agit-il au juste? un stage commando? allait-on devoir sauter d’un hélicoptère tout équipé en plongeur? remonter rageusement un noyé de -50m? Eh bien non, rien de tout cela, il s’agit juste de satisfaire à l’ensemble des critères faisant de soi un enseignant de plongée sous marine utilisant au mieux l’ensemble du système PADI : la Professional Association of Diving Instructors qui compte 130 000 membres pro dans le monde dans plus de 180 pays et plus de 5800 centres de plongée.
Vous pouvez à juste raison vous demander aussi ce qu’est le «système PADI»? le système PADI est ensemble de cours de plongée sous-marine de la découverte à la formation de ses cadres professionnels. Tous les cours sont étalonnés de façon à assurer un apprentissage par la pratique, la répétition et l’amusement dans un cadre de sécurité maximum. C’est à l’instructeur qui appartient d’appliquer et de s’adapter aux conditions locales de plongées pour en assurer le bénéfice aux élèves.
C’est aussi un cadre de protection juridique : si le système d’enseignement PADI est mis en cause, ce sera l’affaire de PADI et de ses avocats. PADI applique un système de gestion de la qualité qui permet de savoir si oui ou non l’application de ses standards par ses instructeurs est, ou était, conforme suite à un incident. Il ne s’agit donc pas de réinventer le principe de la roue en matière d’enseignement et de pédagogie mais d’obtenir une sorte de «permis de conduire» pour enseigner la plongée dans un cadre très précis. La formation porte donc sur la connaissance et l’application du système pédagogique, en salle (enseignement normatif et prescriptif), avant la plongée (briefing), sous l’eau en milieu protégé (piscine), en milieu naturel, après la plongée (débriefing).
La formation est dispensée par les course directors (les formateurs de formateurs) PADI et ses assistants (IDC staff) sur l’ensemble de la session Instructor Development Course (IDC). Pour cette formation il faut compter 10 à 12 jours avec la formation obligatoire d’instructeur de secourisme. Elle peut être scindée en 2 deux : la partie Assistant Instructor (AI) et Open Water Scuba Instructor (OWSI) pour les candidats que cela arrangerait. La formation est ouverte aux divemaster PADI ou titre reconnu équivalent.
Toutes les formations IDC sont calées sur des dates officielles d’examens organisés selon un calendrier publié par PADI chaque année pour sa zone de compétence (PADI Europe ici). Philippe notre CD, m’avait tenu au courant des stages qu’il assurerait en 2011 sous réserve qu’il y ait des candidats. En février, l’IDC était calé sur l’examen organisé à Aiguablava en Espagne les 18 et 19 février sous couvert du centre de plongée de Jose Luis (CD PADI) : Gym Sub, un centre «5-star IDC» PADI autorisé à organiser les stages et examens ( http://www.gymsub.com/instructor.htm ). Du coté français, l’IDC conduit par Philippe serait organisé à Toulouse dans un autre centre «5-star IDC» : l’Argonaute de Jean-Sebastien ( http://www.plongee-toulouse.com/ ).
Le salon de la plongée à Paris en janvier fut l’occasion de prendre des décisions : le plus tôt sera le mieux et se sera donc en février!. Pourquoi le plus tôt le mieux? Parce que je suis «dedans» et le temps passant la préparation physique et morale s’émousse. Etant dejà AI, il s’agit pour moi de rejoindre le stage en cours de route au niveau OWSI soit 5-6 jours après le début de l’IDC soit le 11 février et j’aurais moins de temps pour me rephaser en condition d’examen. Au salon, Philippe et Jean-Sebastien sont OK et confiants sur l’organisation du stage à Toulouse, je le suis aussi. L’affaire est faite.
Le système PADI nous enseigne que on apprend jamais aussi bien que lorsqu’on est prêt physiquement et mentalement. J’ai donc juste employé mon temps libre au mieux sur ces deux volets en piscine et en révisant toute la théorie de la plongée que j’avais travaillé lors de ma formation divemaster (il n’y a rien de plus au niveau instructeur). En janvier Philippe m’avait passé à St Raphaël les matériels d’auto-formation à faire de mon coté avant le stage pour gagner du temps. Il est décidé à passer sur la nouvelle formule de l’IDC dès ce stage avec un manuel de l’instructeur et un guide d’enseignements totalement remanié en 2010. En juillet prochain, ce sera le seul support officiel. Beaucoup plus concis, les documents de travail se manipule beaucoup plus facilement et Philippe anticipe un taux de réussite beaucoup plus important qu’avant. La cause principal d’échec à l’examen était en effet essentiellement sur l’examen des standards et la manipulation des 1200 pages du manuel de l’instructeur.
Au jour dit, je charge la voiture de mon matériel de plongée (version enseignement), tous mes supports pédagogiques dans la caisse bleue, le MacBook, et c’est parti. J’arrive à l’Argonaute à Toulouse (Ramonville) en milieu d’après midi. Philippe et les 3 autres stagiaires sont encore au Cap d’Agde pour la fin des enseignements AI en milieu naturel. Je les retrouve deux heures plus tard à l’Argonaute où ils passent leur examen AI. Fanny est déjà BESS1 depuis 2 ou 3ans, Claude est prof. d’EPS à la Réunion et Yann est stagiaire N4, stagiaire MF1, specialiste d’optique. Je vois tout de suite que cela va être une excellente équipe.
Comme le veut la tradition (qui sera aussi celle de l’examen final), Philippe me fait tirer au sort mes exercices à préparer pour les jours suivants : enseignement prescriptif, enseignement en milieu protégé, enseignement en milieu naturel. On dispose d’une salle juste sur le bord de la fosse de plongée 15m de l’Argonaute, les vestiaires et douches, un magnifique bar attenant à la fosse (café à volonté) avec vidéo en direct de la fosse et l’accès au magasin (à ses heures d’ouverture) impressionnant de l’Argonaute et tout son staff. On déjeunera tous les jours au bons soins du staff de l’Argonaute pour une somme très modique.



Crédit photos à l'Argonaute, Toulouse
Le rythme du stage est traditionnellement très intense et sans aucun temps mort. C’est du 7h30 (petit déj. au bar de l'Argonaute) - 20h, diner à Flunch et retour à l’hôtel pour y travailler sur les leçons du lendemain jusqu’à minuit. Je retrouve assez vite l’ambiance de notre stage AI en août, l’aspect vacances et soleil du Var en moins. La perspective de l’exam final est dans toutes les têtes mais Philippe connait parfaitement son boulot et l’art de jouer du chaud et du froid. On s’habitue à être observer, évalué, noté, critiqué, se critiquer, et s’améliorer. Les critères d’évaluations nous sont parfaitement connus puisqu’on a les grilles d’évaluation des CD et des examinateurs. Il est donc facile de savoir pourquoi on récolte telle ou telle note dans nos exercices.
Les exercices? Eh oui il faut pouvoir démontrer les 20 exercices de bases demandé au niveau Open Water Diver selon les canons PADI plus un certain nombre d’autre: enlever-remettre son masque, capelé-decapelé en surface, au fond, lacher-reprise d’embout, panne d’aire, descentes, remontées, etc. La moins bonne note est pour l’exécution «comme un plongeur». Il faut faire ces démos parfaitement, lentement, en exagérant les gestes et en insistant sur les différentes phases. Détecter chez les «élèves» (les autres stagiaires) les erreurs, les corriger et faire du «renforcement positif» sous l’eau puis au débriefing . Pour les briefing, il faut impérativement respecter : présentation de l’équipe d’enseignants (un instructeur un assistant) : objectifs des exercices, valeurs des ces exercices, description, signes utilisés sous l’eau, description de l’exercice et recommandations pour éviter les problèmes, organisation de la classe, et les questions. Au débriefing : renforcer positivement les élèves en disant ce qu’il ont bien fait, énumérer les petits problèmes et donner des solutions pour s’en souvenir, rappeler les objectifs et faire le lien d’application pour la suite. Philippe ne laisse rien passer...
Pour l’enseignement, c’est pareil on utilise de plus les supports d’enseignement prescriptif PADI parfaitement faits (présentation PowerPoint) incluant parfois des videos ou autres support audio-visuel plus les manuels ou tout autres moyens PADI du programme. L’interaction et la participation des élèves est cruciale, ainsi que l’ouverture à la vente de formation, de matériel, de voyages (ben oui on est là pour gagner notre vie aussi ...). Il faut simplement rentrer dans le jeu.
En milieu naturel nous devons aller au Cap d’Agde une journée. Départ à 6h30 de Toulouse, il faut compter 2h de route. Tout le monde est en étanche. L’eau est à 9°C car dans ce coin on ne bénéficie pas de remontée d’eau profonde (toujours à 12-13°C en Méditerranée). Surtout que la mer un peu formée nous oblige à plonger dans le port au bout des pontons flottants. On restera une heure et demie le temps de faire nos exercices dans la vase et de faire à la fin comme après chaque séance dans l’eau, la répétition de l’exercice 7 du programme Rescue PADI : assistance d’un plongeur inconscient en surface avec remorquage, insufflations (bouche à bouche ou avec un masque spécifique «Pocket Mask» toutes les 5s en déséquipant le plongeur et en se déséquipant. Il n’y a pas de temps imposé il faut seulement ne rien oublier de la séquence. Ce sera «fait/ non fait» à l’exam.

Le Cap d'Agde
La note de «1» (=»violation de standard» PADI) en milieu naturel est éliminatoire à l’examen sans rattrapage possible. S’en choper une (ce ne sera pas mon cas) fait réfléchir beaucoup et peut être très salutaire ... Pas de rattrapage possible non plus à l’exam écrit sur les standards d’enseignement (épreuve à livre ouvert, 50 questions).
On rentre à Toulouse vers 17h pour faire notre contrôle écrit sur la théorie de la plongée. Le matériel n’a guère de temps de chômer et en voit de rude. Le rythme du stage continue ainsi deux ou trois jours. La veille de l’examen en Espagne on fait un examen blanc sur les standards de 100 questions volontairement un peu tordues pour provoquer les questions. On est tous plus ou moins recalés. S’en suit une longue discussion sur les erreurs. On finira dans le minibus de Philippe en route pour l’Espagne sous une pluie battante et 5°C en arrivant à l’Estartit, aussi mort que le bouvelard de l’océan à la Baule un mois de février ... L’hôtel semble n’être ouvert que pour nous 5.
Au petit matin, levé avant les autres je descend faire un tour jusqu’à la plage à 50m. Un petit vent du nord à balayé la pluie et il fait un temps magnifique, on annonce 15°C dans la journée. Les îles Medes en face sont magnifiques dans le soleilqui se lève juste derrière. Il faudra que je revienne plonger ici un jour. L’Estartit n’est habité que par les goélands et moi en proie aux idées fixes focalisées sur l’examen...

LEs îles Médes à l'Estartit, photo Michel Pakiel concarneau.plongee.free.fr
La French Team arrive vers 9h à l’hôtel Parador (****) à Aiguablava, un site magnifique au dessus d’une sorte de calanque de roche rose de la Costa Brava. On débarque avec armes et bagages avec tous nos manuels, calculettes, gommes et crayons. On nous ouvre la salle de conférence qui servira de salle d’examen. Table, verres, eau minérale, nappes en tissus bleu. On prend possession des lieux et des prises électriques pour les PC. La Spanish Team nous rejoint avec Micky notre examinateur PADI qui sera assisté d’autres CD dont Jose Luis. Il commence par essayer de nous détendre et nous rassurer avec un certain succès. Le programme complet nous est donné et on tire au sort nos sujets pour les deux jours. Je suis le N°3. Je découvre mes «figures imposées» : enlever et remettre le masque + panne d’air rescue (milieu naturel), panne d’air (décidement) Open water en mileu protégé. Bien!

Le Parador Aiguablava
On commencera ce vendredi par l’écrit : 1h30 pour la théorie, 1h30 pour les standards. J'ai fini en avance la 1ère épreuve et de la salle d'exam je vois la calanque magnifique en attendant...

(crédit photo inconnu)
Corrections dans la foulée : çà passe haut la main et de même plus ou moins pour les autres candidats. Ouf! A peine le temps de s’en remettre que c’est l’enseignement en milieu naturel dans la calanque en face de l’hôtel. On avale des pâtes au saumon qu’on a réussi à se faire servir dans un des rares restaurants ouverts tout en préparant nos briefing et débriefing et en anticipant les problèmes courants que nous aurons forcément puisque demandé discrètement par Micky aux «élèves» de la French Team.

Le petit port d'Aiguablava en été (crédit photo inconnu)
Pendant qu’on passe sur le grill sous l’eau (!), la Spanish Team fait l’exercice 7 du rescue en surface sous l’oeil de Jose Luis et Philippe. Pas trop de qui pro quo sous l’eau de notre coté, mais je suis inquiet pour Yann qui fait sa figure imposée (remontée d’urgence contrôlée sur panne d’air) trop loin du bout de descente. Aie, aie, aie, çà sent la violation de standard et la note redoutée de «1». L’exercice (la descente en 5 points) de Claude était aussi un peu en vrac.
Echange d’équipe pour Micky et à notre tour la démo du rescue. «Plongeur, plongeur !» doit on dire à la victime inconsciente en surface qui dérive le visage dans l’eau. On a dejà le pocket mask enroulé au poignet droit et on a viré les inflateurs d’étanche et les embouts de secours pendouillent. Ca sera toujours çà de moins à defaire. Je le retourne calmement. Je gonfle sa stab, je gonfle la mienne, j’enlève delicatement son embout de sa bouche, puis son masque puis le mien. Extension des voies respiratoires, contrôle de la respiration pendant 10s (penser à écarter ma cagoule pour écouter). Pas de respiration, alerte, on vire les plombs, je vire les miens. Pocket mask sur le visage de la victime, on le positionne des deux mains, doigts sur le menton, pouces de part en d’autre du nez , deux insufflations. «Et un, et deux, et trois, et quatre ... insufflation. Et un, et deux, et trois, et quatre, insufflation ...» Chaque 4s je défais un truc de l’équipement, pas plus entre deux insufflations en maintenant la main droite sous la nuque et en progressant vers le rivage. Je maintiens la victime sur sa stab ouverte en en virant mon équipement et je fini par la sienne. C’est bon! Coupez, elle est bonne.
On se déshabille à toute pompes sur le petit port et on file au a Gym Sub pour présenter nos débriefing de nos exercices. La note de «1» tombe comme une fatalité pour Yann et sa remontée trop loin du bout. Micky l’explique avec tact. Il n’aura peut être que cette épreuve à repasser à une autre session si demain est bon.
La soirée à l'Estartit passe à préparer les briefing/débriefing/démos de demain à la piscine puis le cours après. On fini vers 11h pour dormir en essayer de penser à autre choses. A 8h le lendemain on est sur le trottoir de la piscine municipale ouverte au public en ce samedi matin. On rentre les blocs tout monté rapidement par une porte technique donnant sur le bassin. On passe les briefing en condition d’examen puis tout le monde en tenue et à l’eau dans la ligne d’eau N°3, louée pour la circonstance.
Micky reste en surface au tuba avec sa plaquette d’évaluation. On passe d’abord les 5 démos imposées communes (décapelé et recapelé en surface, enlever et remettre son masque, récuperation d’embout, ludion dans 2m d’eau, et simulation de remontée d’urgence à l’horizontale sur 9m). Ensuite nos exercices individuels avec élèves et assistant. Claude se mélange les pinceaux et ne capte pas la transition des exercices ce qui lui vaut une explication en surface mais çà passe. Un candidat de la Spanish Team, oublie de faire sa démo à la fin («1») et doit préparer son sujet de rattrapage. On a plus sa tête.
La course continue, les blocs sont ressortis et le débriefing soumis à évaluation d’examen est exécuté sur le trottoir à nouveau. A midi c’est plié et il faut filer à l’épreuve d’enseignement en salle. On laisse la Spanish Team commencer car ils sont plus habitués à manger tard (...) et on rentre en force dans un bistrot commander un sandwich Jamón y Queso et une cerveza de barril.
Retour à l’hôtel Parador en essayant de ne pas arriver la tronche trop allumée sortant du bistrot ... On sort nos notes et nos accessoires préparés de la veille et c‘est parti. Pas de problème pour personne sauf quelques oublis mais rien de grave. Pas de rattrapage utile. On peut passer la «graduation» que Micky fait soft et claire. Pour les reçus : bien attendre le courrier officiel de PADI pour commencer à enseigner. Yann devra repasser que l’épreuve en mileiu naturel sans doute à Cannes en mars. Ca devrait aller tout seul mais zut. On sacrifie à la traditionnelle photos des lauréat sur la terrasse sur Parador avant de remettre le cap sur Toulouse ou Jean-Sebastien nous attend avec le champagne à l’Argonaute et l’insigne de l’instructeur PADI qu’il nous offre au bar.
Le soir du 19 février, le matériel chargé dans l’auto à l’hôtel, je fais un peu le bilan dans ma tête de cette semaine dans un monde parallèle sans aucun temps mort. Cette expérience m’a rajeuni de plus de 30 ans comme à l’issue de mes diplômes à l’université. Comme un petit sentiment d’accomplissement, le calme d’une petite victoire sur soi même, que les choses se soient bien enchainées le jour dit à l’heure dite grâce à soi sans doute, mais surtout à des choix justes des personnes à qui ont a remis sa confiance.
Si vous décidiez de franchir ce pas, je ne peux que vous recommander les personnes et les adresses citées : ils ne sont pas 5-étoiles pour rien !
Dernière édition par Jean-Marc le Lun 28 Fév - 21:57, édité 1 fois
Jean-Marc- Carcharodon megalodon (Administrateur)

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Re: La revolución del buceo (épisode 2, un peu fleuve)
Quel rythme effréné ! Un stage commando PADI !!
Lionel
Lionel
_________________
Militez pour le retour à l'état sauvage des montres !
Militez contre les index cerclés, militez CLIC !! bien que parfois ça soit sympa...
Ne me demandez pas d'être raisonnable, j'ai abandonné l'idée...

micromeca- Carcharodon carcharias (Modérateur)

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Age: 49
Localisation: Près de Poitiers
Date d'inscription: 25/06/2007

Re: La revolución del buceo (épisode 2, un peu fleuve)
C'est du sérieux. Encore bravo pour cette réussite et merci pour les photos, ça fait rêver.
_________________
Profite lapin, profite.
Eddy Mitchell in Le bonheur est dans le pré

totof- Carcharodon carcharias (Modérateur)

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Age: 36
Localisation: France
Date d'inscription: 23/06/2007
Re: La revolución del buceo (épisode 2, un peu fleuve)
merci pour ce CR sur ton examen.
comme dit Lionel ca ressemble à un parcours du combattant mais dans le bon sens.
nico
comme dit Lionel ca ressemble à un parcours du combattant mais dans le bon sens.
nico

awala- Rhincodon typus

- Nombre de messages: 3130
Age: 39
Localisation: Fontainebleau
Date d'inscription: 09/03/2009
Re: La revolución del buceo (épisode 2, un peu fleuve)
superbe CR Jean-Marc, cela nous fait vraiment vivre ce que peuvent être ces formations ... moi qui me suis arrêté a mi-chemin (AI) 
_________________
Memento audere semper : souviens-toi d'oser toujours

Assistant Instructeur PADI - Adv. BSAC diver - Niveau IV FFESSM - Trimix TDI + CMAS - plongeur IANTD rEvo CCR - plongeur recycleur O2 !

Jean-Michel- Carcharodon megalodon (Administrateur)

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Age: 46
Localisation: Région Parisienne
Date d'inscription: 17/06/2007

Re: La revolución del buceo (épisode 2, un peu fleuve)
ça a l'air tendu tout ça dis donc ... refélicitations du coup, on se rend mieux compte de l'ampleur de la démarche
_________________
Quelques forums quand on en a marre des montres et des poissons:
http://bdtrash.forumdediscussions.com/ le Forum des BD où les méchants, les fainéants, les fourbes gagnent à la fin et les gentils paient cher leurs bons sentiments !
http://www.nanarland.com/ le site des mauvais films sympathiques
www.maitre-eolas.fr Journal d'un avocat - Instantanés de la justice et du droit
ttp://maitremo.fr/ Petite chronique judiciaire, ordinaire et subjective, qui se développera quand elle le pourra, par un avocat au Barreau de Lille

dante- Carcharodon carcharias (Modérateur)

- Nombre de messages: 6004
Age: 39
Localisation: Bruxelles
Date d'inscription: 10/04/2008
Re: La revolución del buceo (épisode 2, un peu fleuve)
J'ai imaginé que cela pouvait être intéressant de décrire cette formation suite à quelques remarques sympathiques sur le forum. Il s'agit clairement d'une formation professionnelle comme on peut en trouver dans pas mal de secteur qui nécessite de pouvoir être disponible à plein temps durant la formation. Le temps y est occupé au maximum et je me mets à la place des formateurs qui sont aux fourneaux durant 12 jours d'affilée! La partie AI peut être déléguée aux IDC staff mais pour l'OWSI c'est le CD qui s'y colle.
Je ne regrette en rien d'avoir, scindé en deux la formation, d'autant que j'ai pu durant 6 mois à Lyon enseigner en tant qu'AI. M'absenter durant deux semaines de Lyon en février aurait été encore plus acrobatique ...
Je ne regrette en rien d'avoir, scindé en deux la formation, d'autant que j'ai pu durant 6 mois à Lyon enseigner en tant qu'AI. M'absenter durant deux semaines de Lyon en février aurait été encore plus acrobatique ...
Jean-Marc- Carcharodon megalodon (Administrateur)

- Nombre de messages: 9872
Age: 53
Date d'inscription: 18/06/2007

Re: La revolución del buceo (épisode 2, un peu fleuve)
Merci JM, toujours aussi passionnant tes CR, et bravo pour le Cursus.

Subsilver- Cetorhinus maximus

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Age: 45
Localisation: Bastia
Date d'inscription: 03/07/2009

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