Dimanche 21 février, il est 8 heure, l’heure de se lever. Je n’ai pas pu plonger de la semaine à cause d’un vilain rhube que m’a laissé ma fille avant qu’elle ne parte en vacances. Du coup, je compte bien en profiter ce matin. Mon rhume va mieux depuis hier. Ils annoncent du vent mais comme il vient du Sud, ça ne devrait pas poser problème.
A 8h30, je prends la route du club. Je longe la rade. C’est le calme plat mais il fait frisquet. Arrivé au club, il y a déjà du monde. 6 ou 7 personne. C’est foule… Et les gens continuent à arriver. A 9h passé, lorsque nous prenons la direction du bateau, nous sommes 18 plongeurs et 1 pilote. Incroyable à cette saison…
La compagnie est assez hétéroclite. Ca va des prépas N1 aux N4. Certains veulent faire de la bio, d’autres des exercices. Pour ma part, j’aurais bien fait des exercices pour mon N2 mais comme je sors tout juste de mon rhume, je préfère éviter les exercices de remontée.
Les palanquées sont faites en fonctions (au mieux) des désirs de chacun. On me propose, avec un grand sourire, de faire un vidage de masque au fond. On me prévient qu’avec le froid, je risque de le « sentir passer ». Même pas peur. Je suis OK.
Pendant ce temps, le bateau a quitté la rade et remonte la digue. A cette heure, le courant porte vers l’Est. Il faut rester à l’abri près du fort pour ne pas se faire emporter.
Une première palanquée est larguée un peu au large pour pratiquer des exercices de N2. Une autre se met à l’eau près de la rade. Nous nous mettons à l’eau après eux. Sur le visage, je sens la fraîcheur de l’eau .Mais rien de s’infiltre dans ma combi. On s’immerge. Je fini par deviner les rochers au fond. On est sur l’enrochement de la digue. On redescend encore un peu, jusqu’à la limite entre les rocher et le sable, vers 20m. On me fait signe. Je crois deviner un sourire sadique derrière le détendeur. L’heure du vidage de masque est arrivée. Calmement, je retire le masque tout en continuant de respirer dans mon détendeur puis je le replace sur le visage. Une expiration par le nez et le masque est vide. Petit signe, OK. Ca c’est fait…
Nous partons vers l’Ouest, l’enrochement à main gauche. En chemin, nous découvrons une multitude d’anémone dahlia, de lanice. Deux homards tentent de se cacher sous les rochers. Des galathées se terrent au fond des failles. Des spirographes dansent devant l’objectif.
Après 24 minutes, il faut remonter. Nous nous écartons de l’enrochement. Le courant nous emporte vers l’Est. Dans le sable, une multitude de saint Jacques.
Arrivé vers 3m, je tente un largage de parachute. Il y a encore du travail…
On refait surface et nous attendons l’arrivée du bateau.
Une nouvelle plongée de finie. Très sympa malgré l’eau à 6°C (mais je ne dois vraiment pas être frileux).
Sur le bateau, il faut vite se doucher et se rhabiller tant que tous ne sont pas remontés. Un bout de brioche et un verre de vin chaud finisse de raviver les plus frileux.
Une fois tout le monde à bord, nous reprenons la direction du port. Vivement la prochaine…
Photos à venir.